Projets

Humain - non-humain

Une méditation musicale sur le futur de notre planète
Concerto pour Anssi Karttunen et l’Ensemble Variances de Thierry Pécou
Œuvres de Toru Takemitsu, François-Bernard Mâche, Claude Debussy...

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Présentation

Les animaux sont-ils capables de créativité, tout comme les êtres humains ? C'est ce que François-Benrard Mâche et Thierry Pécou semblent questionner, invitant oiseaux et baleines à chanter et dialoguer avec leurs compositions. Ce ne sont cependant pas les seuls à se questionner ainsi. Que ce soit dans les mythes de la Grêce antique (Szymanowski) ou dans des mythes plus contemporains tels que Moby Dick (Takemitsu), la nature et l'intelligence animale ont toujours interpellé les hommes. Dans sa pièce Méditation sur la fin de l'espèce pour violoncelle solo, chants de baleines préenregistrées et ensemble instrumental, Thierry Pécou fait part de son inquiétude sur le futur de notre écosystème, à une époque où l'humanité remet sa propre existence en jeu.

Le violoncelle, par l'infatigable Anssi Karttunen, agissait tel un médiateur entre l'ensemble et les sons de fonds marins… Et le résultat fut remarquablement magnifique, parfois déstabilisant, pour au final être profondément élégiaque.

The Guardian


Concert Festival Présences, Radio France, 2018

 

Note d'intention

Avec cette œuvre et ce programme, il s’agit pour moi de faire écho à une réflexion sur le rapport entre l’humain et le non-humain telle que l’a développée l’anthropologue Philippe Descola dans sa remise en question de la supposée rupture entre nature et culture. Ainsi, par exemple, les êtres de la nature pourront être considérés comme des personnes dans les sociétés animistes, alors que la croissance en apparence sauvage d’une forêt pourra être considérablement conditionnée par l’action humaine… Par ailleurs, un courant scientifique, relayé par le bioacousticien Bernie Krause, admet que les sons de la nature obéissent à des formes d’organisation et que, comme l’affirme le compositeur François-Bernard Mâche, les sons (cris, chants, signaux) émis par certaines espèces animales n’ont pas toujours un caractère exclusivement fonctionnel mais aussi esthétique ou expressif.

A travers mon intérêt pour le chant des baleines, je concevrai une partition pour violoncelle soliste et petit ensemble, où des sons de mammifères marins préenregistrés fourniront un matériau de textures et de figures générant toute la composition, dialoguant avec le soliste et fusionnant à l’ensemble instrumental. Loin de toute démarche « new-age », je m’attacherai à analyser les différents types de sons (dont certains échappent au spectre audible par l’homme), avec une forme de rigueur scientifique, utilisant des sonagrammes, des transcriptions graphiques par ordinateur qui seront des modélisations servant de base à l’élaboration et à la construction de la partition. On verra alors que ces mammifères de la mer font bien plus que chanter, en nous interrogeant sur notre propre condition d’humains.

- Thierry Pécou

Programme

Claude Debussy

Prélude à l’après-midi d’un faune pour flûte, clarinette et piano, arr. Michael Webster

François-Bernard Mâche

Sopiana pour flûte, piano et sons enregistrés

Toru Takemitsu

Toward the Sea I pour flûte alto et guitare

Thierry Pécou

Méditation sur la fin de l’espèce pour violoncelle solo, ensemble et chants de baleines pré-enregistrés

DIFFÉRENTES OPTIONS POSSIBLES AVEC ŒUVRES DE

Toru Takemitsu, François-Bernard Mâche, John Luther Adams, Claude Debussy...

Effectif

Ensemble Variances

flûte, clarinette, violon, violoncelle, contrebasse, piano électrique et piano (1 musicien), guitare (électrique et acoustique) et sons préenregistrés

Chants de baleines

enregistrées par Olivier Adam, mise en forme Groupe de Recherche Musicale (GRM)

Partenaires

Coproduction Wigmore Hall London, Radio France Paris.

Sangâta

Une création franco-indienne de Thierry Pécou

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Présentation

Très tôt, Thierry Pécou a ressenti le besoin d’élargir ses horizons pour enrichir ses compositions. Depuis lors, il n’a cessé d’explorer les cultures, les traditions orales, les pays pour devenir un compositeur épris de voyages. Son dernier voyage en Inde remonte au mois de janvier 2018, aux côtés de ses acolytes de l’Ensemble Variances, Anne Cartel et Carjez Gerretsen.
Thierry Pécou est fasciné par la richesse de la musique indienne et ses différences flagrantes avec la musique « occidentale ». En février 2018, le compositeur a emmené l’Ensemble Variances pour une série d’ateliers avec des musiciens indiens, dirigeant chaque session depuis son piano. Le résultat, intitulé Sangâta, est un programme festif et rythmé écrit dans une langue que nous connaissons tous, la musique ! Ce programme a d’ores et déjà̀ été joué dans deux festivals indiens et a été accueilli avec enthousiasme par le public.

Certains écrivent des carnets de voyage. Thierry Pécou, lui, transforme ses pérégrinations en partitions.

Le Figaro, 2018

Musique inventive et étonnamment familière, Sangâta délivre un plaisir hédoniste et profond, que saluera le public d’une standing ovation.

Le Monde, 2018

En créant Sangâta, un véritable échange entre ces deux cultures, Thierry Pécou a veillé à ne pas dénaturer l’essence de la musique indienne : ses micros-variations perpétuelles basées sur l’humeur de l’instrumentiste ou encore l’heure de la journée. Chaque performance est ainsi unique.
Basé sur le rythme donné par le tabla, l’instrument à percussion de référence en Inde, le piano, la clarinette et la flûte rencontrent le violon indien et la sonorité unique de la flûte bansuri. Les instruments se répondent, s’affirment et s’unissent. La distribution étant libre d’un concert à l’autre, chaque performance aura ses couleurs et saveurs propres. Ne soyez d’ailleurs pas surpris si vous entendez soudainement des sonorités autres qu’indiennes ou classiques, les musiciens pourraient décider de voyager davantage !
Ce programme ne ressemble à aucun autre, et est donc difficile à décrire. Et si vous le découvriez par vous-mêmes ?

 

NEW DELHI, Festival Bonjour India
© KIRPAL SINGH
NEW DELHI, Festival Bonjour India
© KIRPAL SINGH
NEW DELHI, Festival Bonjour India
© KIRPAL SINGH
NEW DELHI, Festival Bonjour India
© KIRPAL SINGH

 

L'invité, Rishab Prasanna, n'a pas ménagé son talent afin d'offrir aux auditeurs un sublime concert. (...) La flûte magique de Rishab a conquis entièrement son public.

Ouest France, Locronan, 16 mai 2016

Ragini Shankar

Née dans une famille comptant des musiciens depuis sept générations, Ragini Shankar a débuté le violon à l’âge de quatre ans, sous l’égide de sa mère, Sangeeta Shankar, et de sa grand-mère, la célèbre violoniste Dr. N. Rajam. Ragini, dont le prénom est issu du terme "raga" renvoyant à l’univers mélodique de la musique classique indienne, a déjà joué sur les scènes musicales nationales les plus prestigieuses à l’image des festivals Sawai Gandharva Bhimsen Mahotsav à Pune et du Doverlane Music Festival à Kolkata, mais également à l'international. En tant qu’interprète virtuose, elle est reconnue comme l’une des artistes prometteuses de la scène hindoustanie.

Rishab Prasanna

Rishab Prasanna est né dans une famille de musiciens de renom, fils et disciple du grand maître Pandit Rajendra Prasanna. Nourri par la tradition musicale de Bénarès (Banaras Gharana), Rishab est tout aussi à l’aise avec le répertoire classique que les formes traditionnelles régionales telles le thumri, le chaiti, le kajri et le dhun. Il commença à voyager en Europe en 2009 pour découvrir les nouveaux langages musicaux. Ainsi il découvrit la musique folk suédoise, le jazz et la musique contemporaine. Depuis, il associe les sonorités de sa flûte indienne à de nombreux projets avec des artistes issus d'univers musicaux très variés (Marc Nammour, Avishai Cohen, Issa Murad, Davy Sur, Pedro Soler).

Amaan Ali Khan

Amaan Ali a grandit dans une famille de musiciens. Fils du grand maître du sarangi Ustad Ghulam Sabir Khan, il apprit la pratique du tabla aux côtés d’Ustad Manju Khan. Amaan a reçu de nombreuses distinctions dont la médaille d’or de la radio nationale (All India Radio) en 2002. Il a également accompagné plusieurs artistes de renom (Shubha Mugdal, Begum Abida Parveen, Ustad Sabir Khan) en Inde et dans le monde entier.

Programme

Musique Hindoustanie

Deux ragas

Michael Elisson

Interlude for Tori pour piano électrique

Richard Blackford

Murmurations pour flûte et clarinette

Thierry Pécou

Sangâta pour flûte bansuri, violon indien, tabla, flûte, clarinette, piano électrique et harmonium

Effectif

Artistes invités

Ragini Shankar violon
Rishab Prasanna flûte bansuri
Amaan Ali tabla

Ensemble Variances

Anne Cartel flûte
Carjez Gerretsen clarinette
Thierry Pécou piano électrique Fender Rhodes, harmonium indien

Partenariat

Coproduction CIMN Détours de Babel / Alliance Française de Delhi / Ensemble Variances / Kalasetu.

La Voie de la Beauté

Walking in Beauty
Concert-rituel

Écho aux mythes et médecines des Indiens Navajo
Formules médicinales et exorcismes des îles dalmates des temps anciens
Création 2018

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Présentation

Alors que tant de progrès scientifiques et technologiques révolutionnent notre monde et notre société consumériste, nous semblons pourtant perdre le contact sensible avec celui-ci.
La nouvelle partition de Thierry Pécou, Femme changeante, cantate des Quatre Montagnes pour deux contraltos et ensemble est inspirée par les fascinants rituels navajos de guérison, dans lesquels la beauté (Hozho) signifie une forme d’harmonie et d’équilibre entre les forces psychiques et spirituelles, « un état intérieur qui surgit quand tout est à sa juste place ».
Six siècles plus tôt, des clercs glagolitiques des îles dalmates, sorte de mi-chamans, mi-prêtres, écrivaient dans des cahiers contenant des inscriptions et des dessins maladroits, des formules de magie et de médecine traditionnelle, des prières, exorcismes, amulettes à porter autour du cou, malédictions chassant les mauvais esprits ou les maladies... Ces anciens textes seront la base d’une nouvelle création de Katarina Livljanić et l’Ensemble Variances en forme de miniatures dramatiques dont le langage musical s’inspirera de la tradition des chantres glagolitiques dalmates.
Ce programme est conçu comme un rituel faisant voyager le public à travers le temps et l’espace, en écoute à la sagesse des hommes médecines et des prêtres – chamanes médiévaux.
Approchez, rassemblés autour du feu. C’est le moment d’écouter et d’apprendre ce que la vie veut nous dire.

 

 

Kokla kokabula
Une création d’après les exorcismes païens et chrétiens dalmates

Je n’oublierai jamais cette image de ma grand-mère sur l’île de Pašman en Croatie, un jour d’orage. D’abord, elle m’avait fait peur. Puis elle s’est transformée en une divinité domestique, maladroite : elle boitait d’un recoin du jardin à l'autre, une brindille d’olivier à la main, en répétant « sainte Croix, je te crois, sainte Lucie, je te suis, sainte Marie, je te prie »... murmurait des syllabes incompréhensibles, « mek elek amelek », invoquait des cohortes de saints à sauver ses plantes et animaux. Lorsque l’orage s’est calmé, j’ai su que je n’avais plus rien à craindre car ma grand-mère savait apaiser les divinités. 
Une éternité est passée, les divinités sont mortes, d’autres divinités ont traversé nos vies. Il y a quelques temps, dans une bibliothèque croate, un cahier a surgi entre mes mains. La salle des manuscrits s’est soudainement remplie de l’odeur de cette journée orageuse sur l’île. Le cahier contenait des inscriptions et des dessins maladroits: prières, exorcismes, formules de magie et de médicine traditionnelle, amulettes à porter autour du cou, malédictions chassant les mauvais esprits ou les maladies, les intempéries, les personnes possédées… Tout y était consigné comme dans un livre de cuisine écrit d’une main tâchée de terre, de cire et de graisse. Les scribes – les clercs glagolitiques des îles dalmates entre le XIVe et le XVIIIe siècle, mi-chamanes, mi-prêtres – avaient inventé des mots d’un air savant et écrit de travers les prières latines et grecques qu’ils ne comprenaient pas : « lex ex pex, kokla kokabula, mantam santam oderem »… 
Ce cahier regorgeait d’éléments païens mélangés aux prières chrétiennes. Saisie par l’univers de ces prêtres-paysans, j’ai décidé de prêter ma bouche à leurs textes et de les laisser travailler en moi, comme les formules magiques savent le faire. Ils sont ainsi devenus la base d’une nouvelle création musicale en forme de miniatures dramatiques dont le langage musical s’inspire de la tradition des chantres glagolitiques dalmates.

Katarina Livljanić

Programme

Katarina Lilvjanić / Ensemble Dialogos

Kokla Kokabula, une création d’après les exorcismes païens et chrétiens dalmates

Thierry Pécou

Femme changeante, Cantate des Quatre Montagnes, pour deux contraltos et ensemble instrumental. Livret de Sylvie Blasco d’après des récits mythologiques et des chants des Indiens navajo. Co-commande du Festival Arabesques de Hambourg, Festival d’Ambronay

Effectif

Artistes invités

Katarina Livljanić mezzosoprano
Noa Frenkel contralto

Ensemble Variances

Thierry Pécou direction
Anne Cartel flûte
Carjez Gerretsen clarinette
Nicolas Prost saxophone
David Louwerse violoncelle
Laurene Durantel contrebasse
Irinri Aravidou percussions
Marie Vermeulin piano électrique

Partenariat

Coproduction Festival d’Ambronay, Deutsch-Französisches Kulturfestival Arabesques, Théâtre de Cornouaille - Quimper. En partenariat avec l’Ensemble Dialogos.

Transcendance / immanence

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Présentation

« La science sans la religion est boiteuse, la religion sans la science est aveugle. »

Albert Einstein

Même dans notre ère scientifique, les êtres humains continuent de chercher, au plus profond d’eux-mêmes, quelque chose qui les dépasse. Qu’il s’agisse d’un
 être, d’une puissance, d’une entité ou d’une lumière, qu’on le considère comme transcendant ou immanent, nous avons tous cette aspiration en commun, même si nous essayons d’atteindre ce quelque chose de mille manières différentes. Qu’importe la voie – la prière, la recherche ou la méditation, faites une randonnée pour vous plonger dans les beautés de la nature, dansez ou réalisez des peintures de sable – ou bien créez de la musique ou écoutez-la, tout simplement.

TRONC COMMUN

Avec sa pièce phare Méditation sur la fin de l’espèce, Thierry Pécou propose une approche plutôt scientifique du sujet. Il utilise des enregistrements de sons naturels, en particulier les chants fascinants des baleines, pour esquisser la fragilité de l’existence humaine par comparaison avec l’immensité de l’univers. Dans Danse en cercle pour timbales solo, Thierry Pécou suit une voie entièrement différente : celle des danses en cercle des tribus amérindiennes. Dans ces cultures, le cercle est le symbole de l’univers, de la création et de la vie elle-même, et la danse est une célébration de tous ces aspects.

Deux options de programme possibles.

OPTION 1

Ce programme propose les œuvres Fratres d’Arvo Pärt et In Memoriam Jean-Claude Risset de Jonathan Bell (commande Ensemble Variances). Compositeur profondément religieux, Arvo Pärt, s’inspire de musique ancienne à la tradition orthodoxe tout en faisant le lien entre passé et présent dans un hymne méditatif. Jeune compositeur très prometteur, Jonathan Bell propose une pièce expérimentant la circulation du son entre les différents instrumentistes et impliquant un dispositif technique nouveau et stimulant pour les interprètes.

OPTION 2

Ce programme propose les œuvres Crucifixion (d’après Le Pérugin) de Raphaël Languillat et The Light Within de John Luther Adams. Chacune de ces deux œuvres puise son inspiration dans des œuvres visuelles de périodes différentes. Languillat choisit comme source d’inspiration une peinture ancienne de la Crucifixion tandis que John Luther Adam a composé The Light Within après avoir vécu « sa propre épiphanie de lumière » alors qu’il était assis à l’intérieur d’une installation de James Turrell qui cherche à atteindre, dans ses créations, « la lumière que nous voyons dans nos rêves ».

Programme, option 1

Arvo Pärt

Fratres pour violon et piano

Thierry Pécou

Danse en cercle pour timbales solo

Jonathan Bell

In Memoriam Jean-Claude Risset pour flûte, clarinette, violon et contrebasse (Commande Ensemble Variances)

Thierry Pécou

Méditation sur la fin de l’espèce pour violoncelle solo, ensemble instrumental et chants de baleines enregistrées (Commande Radio France et Wigmore Hall)

Programme, option 2

John Luther Adams

The Light Within pour flûte en sol, clarinette basse, vibraphone/crotales, piano, violon, violoncelle et sons fixés

Raphaël Languillat 

Crucifixion (d’après Le Pérugin) pour flûte, clarinette, piano, percussions, violon et violoncelle 

Thierry Pécou

Danse en cercle pour timbales

Thierry Pécou

Méditation sur la fin de l’espèce pour violoncelle solo, ensemble instrumental et chants de baleines enregistrées (Commande Radio France et Wigmore Hall)

Effectif

Artiste invité

violoncelle solo

Ensemble Variances

flûte, clarinette, violon, violoncelle, guitare électrique, piano et piano électrique (1 instrumentiste), percussions

Chants de baleines

enregistrées par Olivier Adam, avec le concours du Groupe de Recherche Musicale (GRM)

Life

Une ode rythmique à la Création 

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Présentation

C’est peut-être le plus grand miracle de tous : la vie. Essayez de vous représenter l’immense complexité de l’écosystème qui nous fournit tout ce dont nous avons besoin pour survivre, quel que soit l’endroit où nous vivons sur la planète. Nos cerveaux sont incapables de penser tous les aspects que cela implique, même à l’ère scientifique où nous vivons, qui a inventé les voyages dans l’espace et des technologies permettant de voir bien au-delà des endroits que nous pouvons atteindre physiquement. Essayez de calculer les probabilités que la vie se soit développée en vertu d’un pur hasard, le résultat tendra autant vers l’impossible que vous pourrez l’imaginer. 

Quand la rationalité ne parvient pas entièrement à nous convaincre, la spiritualité comble les vides. C’est là l’état d’esprit dans lequel la créativité peut s’épanouir, la raison pour laquelle les arts sont nés. 

Musique. Danse. Images. 

Mais nous resterons sur Terre. Nous allons simplement nous émerveiller, admirer et célébrer le miracle de l’existence dans notre ode à la vie. Une ode rythmique, utilisant les instruments de musique les plus anciens qu’a inventés l’humanité. Quelle est en effet la toute première chose que nous entendons quand une nouvelle vie est en train de naître ? Un battement de cœur. Une pulsation qui représente la vie elle-même, de la première étincelle de lumière jusqu’à la vieillesse. 

 

 

1. Le programme commence avec une contrebasse et un violoncelle, jouant les premières pulsations, lentes, graves et sombres, de l’Hymne II d’Alfred Schnittke. Cela crée d’emblée une atmosphère méditative, intériorisée et mystérieuse, tout en donnant l’impression que quelque chose est sur le point de se produire. Vers la fin de cette pièce, les deux instruments montent de plus en plus haut, presque au-delà de leurs capacités naturelles, et, quand ils finissent par se dissoudre, on ne peut s’empêcher de penser : « et la lumière fut ». 

2. Écrite comme un hommage, Pulau Dewata, (ce qui signifie « l’île des dieux ») est le résultat d’une visite à Bali qui a marqué le début d’une nouvelle période dans l’évolution stylistique de Paul Vivier. Dans ses notes, le compositeur explique qu’il voulait écrire une pièce toute simple : un morceau court, monochrome, avant tout rempli de joie. Le langage rythmique est tiré de la ligne rythmique balinaise, la fin de la pièce est même une citation exacte du « panjit prana », la danse d’offrande du legong. Selon les propres mots de Vivier : « C’est la musique d’un enfant… » 

3. Enseignant et compositeur, Louis Andriessen est une des figures clés du monde de la musique contemporaine en Europe. Inspirée d’une forme de vie non humaine, Woodpecker, pièce pour marimba redoutablement difficile à jouer, imite si parfaitement les sons rapides propres au pic que l’on se met presque à chercher des yeux l’oiseau véritable. C’est une œuvre rapide, excitante et joyeuse, qui nous rappelle ce que les animaux et les enfants savent si bien faire : vivre dans l’instant et en profiter pleinement. 

4. À l’origine, Thierry Pécou a écrit son Nanook Trio pour accompagner le film muet Nanook of the North (Nanouk l’Esquimau, documentaire de long métrage réalisé en 1922 par Robert Flaherty). Les matériaux rythmiques et mélodiques des trois mouvements correspondent chacun à une scène particulière du film, montrant un aspect de la dure vie quotidienne d’une famille inuit dans l’Arctique canadien. On aurait pu s’attendre à une œuvre sérieuse, donnant une image grave de cette lutte terrible avec une nature impitoyable, au lieu de quoi, ce sont l’humour et la tendresse de la vie de famille qui y prédominent. 

Après l’entracte, la formation instrumentale se retrouve en effectif complet pour les deux dernières œuvres du programme. 

5. Sextuor de Thierry Pécou s’inspire du gamelan indonésien traditionnel, exprimant les émotions qu’il a ressenties lorsqu’il l’a écouté pour la première fois. À en croire la mythologie javanaise, le premier ensemble de gongs a été inventé par un Roi-Dieu. C’est peut-être pour cette raison que cette musique, où le rôle principal revient aux percussions, est encore jouée lors d’occasions solennelles et de cérémonies, accompagnant souvent des danses. Sans imiter l’original, Pécou a réussi à saisir à la fois l’impression de fête et le sentiment cérémoniel dans une pièce pleine de puissantes vibrations rythmiques changeant constamment. 

6. Le grand finale est réservé à Louis Andriessen, dont l’œuvre Life, écrite pour l’ensemble musical Bang on a Can, est une belle synthèse de l’héritage musical classique et romantique de la vieille Europe et du style répétitif des compositeurs minimalistes américains. Andriessen a demandé à Marijke van Warmerdam de créer un film pour cette pièce, « une toute nouvelle version des Tableaux d’une exposition ». Le résultat est une image musicale et visuelle merveilleusement forte, agrémentée d’une certaine mélancolie, que nous ressentons tous de temps en temps quand nous nous rapprochons du moment où le cercle de notre vie sera achevé. 

En tant que telle, Life peut aussi être considérée comme un symbole pour l’Ensemble Variance et sa mission essentielle : l’échange entre cultures, entre disciplines différentes, entre les vieux mondes et les nouveaux mondes, entre traditions et pionniers. Quelle meilleure façon de célébrer la vie telle qu’elle est, ici et maintenant ? 

Effectif

Anne Cartel flûte 
Carjez Gerretsen clarinette 
Nicolas Prost saxophone 
David Louwerse violoncelle 
Laurene Durantel contrebasse 
Elisa Humanes percussions 
Pierre Bibault guitare électrique 
Thierry Pécou piano 
(8 musiciens + technicien)

Programme

Alfred Schnittke

Hymne II pour violoncelle et contrebasse 

Claude Vivier

Pulau Dewata pour ensemble 

Louis Andriessen

Woodpecker pour marimba 

Thierry Pécou

Nanook Trio pour clarinette, saxophone et piano 

Thierry Pécou 

Sextuor version flûte, saxophone, clarinette, guitare électrique, marimba, violoncelle et piano 

Louis Andriessen 

Life pour saxophone, clarinette, percussions, piano, guitare, violoncelle et contrebasse. Avec un film de Marijke van Warmerdam

... et que le soir est beau

Sur les traces de Claude Debussy

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Présentation

Quelle est la première image qui nous vient lorsqu’on parle d’impressionnisme ? Probablement un tableau de Claude Monet. Que ce soit le jardin de Giverny, la cathédrale de Rouen ou les impressionnantes falaises du littoral, on retrouve ce qui fait de la Normandie le berceau de l’impressionnisme. Peintres ou musiciens ont visité, séjourné dans la région, tel Claude Debussy qui acheva son chef d’œuvre La Mer à Varengeville-sur-Mer. Pionnier d’une nouvelle voie pour la musique, empreinte de bouleversements esthétiques donnant à la couleur une fonction centrale qui bouleverse la forme avec une grande liberté, Debussy n’a jamais cessé d’intriguer, de nourrir et d’inspirer les compositeurs jusqu’à aujourd’hui.

... Et que le soir est beau, un programme rendant hommage à Claude Debussy et proposant  un voyage pictural empreint de lumières changeantes et d’espaces naturels par la mise en regard d’oeuvres contemporaines. À l'occasion de cette nouvelle version du programme, l'Ensemble Variances accueille la talentueuse pianiste Marie Vermeulin qui interprétera la création Sonata pour piano de Thierry Pécou.

 

Programme

Claude Debussy

Prélude à l’après-midi d’un faune pour flûte, clarinette et piano, arr. Michael Webster

John Luther Adams

Nunataks (Solitary Peaks) pour piano

Claude Debussy

Rapsodie pour saxophone et piano

Thierry Pécou

Sonata pour piano (création)

François-Bernard Mâche

Sopiana pour flûte, piano et sons fixés

Claude Debussy

Petite pièce pour clarinette et piano

Thierry Pécou

Nanook Trio pour clarinette, saxophone et piano

Effectif

4 MUSICIENS

flûte, clarinette, saxophone, piano

Outre-mémoire

de Thierry Pécou
Expérience sensorielle autour de la mémoire de la traite négrière

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Présentation

La sombre beauté d’Outre-mémoire vient autant des allusions au fonds musical afro-cubain que de la narration distanciée du compositeur. Pécou invente son propre rite, aussi puissant par sa violence organique que par l’amertume mélodique dont il parsème l’ouvrage.

Diapason

Dans cette grande œuvre souvent comparée au Quatuor pour la fin du temps de Messiaen, Thierry Pécou nous entraîne une nouvelle fois dans une expérience musicale bouleversante appelant au recueillement méditatif. La partie de piano est conçue comme un centre de gravité entouré de ses satellites : la flûte, la clarinette et le violoncelle. Les instruments investissent l’espace du concert, entourant le public, se déplaçant, créant des effets de spatialisation inattendus mais toujours expressifs.
Cette partition d’une heure et dix minutes a été créée par Alexandre Tharaud en 2004 avec des installations du plasticien Jean-François Boclé.

Au long d’Outre-mémoire, je voulais que résonne l’inconcevable, « l’incomprenable » dirait Chamoiseau, mais cela dans la concentration la plus grande, sans effet et sans dramatisation, tel « un silencieux tocsin » .

Thierry Pécou

Programme

Thierry Pécou

Outre-mémoire pour piano, flûte, clarinette et violoncelle

Effectif

Ensemble Variances

Anne Cartel flûte
Carjez Gerretsen clarinette
David Louwerse violoncelle
Thierry Pécou piano

Discographie

Outre-Mémoire, Thierry Pécou, label æon, distribution Harmonia Mundi, 2004

Plus d'informations

www.thierrypecou.fr

Sur demande, possibilité d’accès aux archives vidéo.

Le Temps d’un tango

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Présentation

À partir des tangos de Piazzola qui concluront ce voyage musical aux couleurs de l’Amérique latine, l’Ensemble Variances nous emmène vers des univers plus contemporains, où la danse, le rythme et la pulsation seront toujours au premier plan.

Pour ce programme, l’Ensemble Variances convie Per Arne Gorvingen, considéré comme un des plus remarquables bandonéonistes au monde aujourd’hui que le New York Times a qualifié de « sorcier des boutons »...

Un programme à vivre, un programme qui vous emporte !

Programme

Astor Piazzola

Grand Tango pour violoncelle et piano

Thierry Pécou

Salsa d’Elissa pour clarinette et piano

Per Arne Glovigen

Scènes de bistro pour violoncelle et bandonéon

Thierry Pécou

Danzón pour flûte

Igor Stravinsky

Tango pour violon et piano

Astor Piazzola

Pedro y Pedro pour bandonéon

Thierry Pécou

Quelqu’un parle au Tango pour clarinette, violon, violoncelle et piano

Edouardo Arolas

El Marne pour bandonéon

Astor Piazzola

Grand Tango pour violoncelle et piano

Sverre Indris Joner

Vino y se fué pour bandonéon, flûte, clarinette, violon, violoncelle et piano

Effectif

Ensemble Variances

Anne Cartel flûte
Carjez Gerretsen clarinette
Liana Gourdjia violon
David Louwerse violoncelle
Thierry Pécou piano et compositeur

Artiste invité

Per Arne Glorvingen bandonéon

Les Ailes du désir

(The Wings of Desire)

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Présentation

Désir… Il peut être dévastateur ou source de la plus grande joie. Dans un sens comme dans l’autre, il est un des sentiments humains les plus puissants. Il nous pousse à passer à l’acte, capable de nous rendre fou ou de nous faire oublier jusqu’à tout ce que nous avons appris. Il nous donne des ailes, pour le meilleur et pour le pire. Les Machines désirantes, plat de résistance du programme Les Ailes du désir, ont été inspirées par la lecture du fameux livre du philosophe Gilles Deleuze et du psychanalyste Félix Guattari intitulé L’Anti-Œdipe, Capitalisme et Schizophrénie. Les auteurs y analysent en particulier les relations du désir avec la réalité et avec la société capitaliste. Thierry Pécou en a retenu que la pression exercée par la société sur les individus provoque une perte de créativité, et s’est demandé ce qui adviendrait s’il laissait aller ses propres pulsions créatives en se détachant de tout ce qu’il a appris. Résultat : Les Machines désirantes (un terme issu du livre), une partition qui ruisselle presque littéralement d’un torrent de passion. Mais comme le remarque Thierry, on ne peut jamais tout laisser aller à l’intuition et en réalité, le compositeur emporte lui-même un bagage culturel qui sous-tend la structure de son œuvre.

Le pacte d’un soldat avec le diable, vendant son violon en échange d’avantages économiques sans limite, illustre par un autre biais cette thématique du désir. Et Stravinsky dans cette Suite de l’Histoire du soldat d’inclure un tango où soufflent passion, désir et séduction. Le poème expérimental de Mallarmé L’Après-midi d’un faune, mettant en scène le réveil d’un faune et son désir pour les nymphes, a inspiré à Debussy son fameux Prélude… un beau début empreint de rêve pour commencer le concert. Enfin, dernier aspect de ce programme : le dialogue entre la musique française du début du XXè siècle (on considèrera que la France a adopté Stravinsky…) et celle d’aujourd’hui.

Programme

Claude Debussy

Prélude à l’Après-midi d’un faune pour flûte, clarinette et piano (arr. Webster)

Richard Blackford

Murmurations pour flûte et clarinette

Igor Stravinsky

Suite de l’Histoire du soldat pour clarinette, violon et piano

Thierry Pécou

Quelqu’un parle au Tango pour clarinette, violon, violoncelle et piano

Svante Henryson

Off Pist pour saxophone et violoncelle

Darius Milhaud

Caramel mou pour chansonnier, clarinette, violon, violoncelle et piano

Astor Piazzolla

Le Grand Tango pour violoncelle et piano

Thierry Pécou

Les Machines désirantes pour piano, flûte, saxophone, clarinette, violon et violoncelle

Effectif

6 MUSICIENS

flûte, saxophone, clarinette, violon, violoncelle, piano

Plus d'informations

Les Machines désirantes est un extrait du nouvau CD de l’Ensemble Variances

www.outhere-music.com
www.youtube.com/watch?v=V8HbqOSUDHE

Jetez un coup d’oeil sur le solo « erotic » d’Anne

www.youtube.com/watch?v=5lbvPa7yiEE

Partenaires

Partenaires de la tournée : Spedidam, Odia

L’autre minimalisme

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Présentation

Nul besoin d’être musicologue pour savoir ce qu’est le minimalisme, tout bon mélomane mentionnera au moins l’un de ses compositeurs emblématiques : Glass, Reich ou Riley.
Ce qui est moins connu, c’est que cette posture des Américains contre la musique expressionniste a traversé l’Atlantique en un clin d’œil, et a eu un énorme succès en Europe, attirant certains compositeurs qui voulaient se libérer eux aussi du dogmatisme rigide des courants dominants de l’époque.

L’une des figures clés de cette révolution musicale en Europe a été le Hollandais Louis Andriessen. Ce programme franco-hollandais est un hommage à son style révolutionnaire et à l’influence considérable qu’il a eu dans le développement de la musique contemporaine.
Au moment où naissait le minimalisme, Andriessen était déjà sur les barricades, clamant davantage d’attention pour la nouvelle musique. Il fondait son propre ensemble afin de jouer ses compositions iconoclastes et a été l’un des instigateurs de la « Haagse School », un groupe de professeurs du Conservatoire de la Hague dont la musique et les classes de composition intégraient différents courants musicaux à d’autres disciplines. Ils créaient ainsi un terreau riche sur lequel pouvait germer et éclore la culture hollandaise commune du moment.
Life de Louis Andriessen est une magnifique synthèse entre l’héritage classique et romantique de la vieille Europe et le courant répétitif des américains Steve Reich ou Terry Riley. Andriessen a demandé à Marijke van Warmerdam de réaliser un film pour cette partition qu’il qualifie de « toute nouvelle version des Tableaux d’une exposition ». Life a été écrite pour le fameux collectif Newyorkais Bang on a Can, avec lequel le compositeur entretient une relation privilégiée depuis toujours.
Trouvant fréquemment son inspiration dans d’autres cultures, Thierry Pécou fait un voyage dans l’histoire coloniale de la Hollande avec son Sextuor, une œuvre puissamment rythmique et quasi festive, inspirée des gamelans. Ces ensembles traditionnels d’Indonésie presque exclusivement composés d’instruments à percussions sont toujours vivants lors de fêtes ou cérémonies.
Dès lors, une autre personnalité devenait nécessaire, et Thierry Pécou a choisi de se porter sur la génération suivante en invitant le compositeur et percussionniste Arnold Marinissen qui a lui-même été nourri de cette culture florissante en Hollande. Sa musique raffinée, d’une grande poésie se concentre dans l’expression de l’essentiel, ce que démontre clairement son œuvre Mestre Claudinei qui rappelle les sonorités rythmiques du berimbau et le rôle important que joue cet instrument brésilien dans la capoeira. Mais surtout, il sera l’auteur d’une toute nouvelle œuvre pour l’Ensemble Variances.

Au delà d’être liés par une manière personnelle de renouveler le minimalisme, ces trois univers musicaux délibérément différents ont en commun une forme d’hédonisme sonore plein de lumière et de couleurs vives.
N’est-il pas temps d’un grand rendez-vous avec la face hollandaise du minimalisme ?

 

Programme

Arnold Marinissen

Mestre Claudinei pour violoncelle et guitare

Thierry Pécou

Sextuor pour flûte, saxophone, clarinette, cor, basson et piano

Louis Andriessen

Life pour saxophone, [et clarinette], percussions, piano, guitare, violoncelle et contrebasse. Avec un film de Marijke van Warmerdam

Thierry Pécou

Nanook Trio pour clarinette, saxophone et piano

Arnold Marinissen

Métisse pour flûte, clarinette, saxophone, percussions, guitare électrique, piano, violoncelle et contrebasse. Commande Ensemble Variances

Effectif

 

Anne Cartel flûte
Carjez Gerretsen clarinette
Nicolas Prost saxophone
Loïc Chevandier basson
Vadimir Dubois cor
David Louwerse violoncelle
Laurene Durantel contrebasse
Irini Aravidou percussions
Pierre Bibault guitare et guitare électrique
Thierry Pécou piano

Plus d'informations

Louis Andriessen, Life (extrait) - Youtube

Marijke van Warmerdam - Youtube

Arnold Marinissen, Totem - Youtube - Youtube

Thierry Pécou, Sextuor - Dropbox

E-interview: Marijke van Warmerdam, visual artist, talks about Life, and her collaboration with Louis Andriessen -louisandriessen.blogspot.fr

Nahasdzáán

Ou le monde scintillant
Un oratorio navajo pour voix, instruments, danse et animaux
Thierry Pécou / Laura Tohe / Luc Petton

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Présentation

Les Indiens Navajo ont élaboré une vision du monde fondée sur « Hozho », un terme intraduisible signifiant à la fois beauté, harmonie avec l'environnement et le cosmos, santé, équilibre des liens sociaux et familiaux. La société traditionnelle navajo déploie toute son énergie à préserver Hozho dont les garants sont les hommes et femmes médecine qui sont appelés à mener de longues et impressionnantes cérémonies de guérisons nommées « Voies » ou « Nuits ». Durant une cérémonie - qui peut durer jusqu'à neuf jours - le passé mythique est interrogé, le chant est omniprésent, et l'homme médecine et ses assistants tracent sur le sol du hogan (la maison navajo) de complexes peintures sur sable qui font partie du processus de guérison. 

La forme de cet oratorio sera une libre re-création, bien entendu sans aucune appropriation directe, d'une « Voie » navajo en travaillant à partir de matériaux traditionnels, au plus près du livret écrit par la poétesse navajo Laura Tohe. 

En posant un regard sur les cérémonies de guérison des Indiens Navajo (Etats-Unis), cet oratorio propose un éclairage sur la relation entre médecine et harmonie sociale, et entre tradition et modernité, dans le contexte des déséquilibres sociaux et environnementaux que notre civilisation traverse aujourd'hui. Une création singulière en forme d'espoir à partir des quatre mondes mythiques successifs des navajos qui englobent quatre aspects fondamentaux de l'humain : le mental, le corps, l'esprit et le social.

Effectif

Livret Laura Tohe (poète navajo)
Compositeur Thierry Pécou
Metteur en scène, Chorégraphe Luc Petton

Soprano – Femme-araignée Christie Finn
Contralto – Première femme – Le Corbeau Noa Frenkel
Ténor – Le jeune frère – Le Coyote Oliver Brignall
Basse – Premier Homme – Le frère ainé - L’Aigle John Taylor Ward
Deux danseuses Aurore Godfroy, NN
Animaliers Mélanie Poux et Simon Thuriet
Un loup, un grand corbeau et un petit aigle du Mexique Orchestre Ensemble Variances (7 musiciens)

Partenaires

Coproduction
Opéra de Rouen Normandie, Ensemble Variances, Compagnie Le Guetteur, Centre Lyrique Clermont Auvergne, Théâtre de Caen

Pierre et le voyage d’un esprit

Concert-spectacle

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Présentation

Au milieu de la brume, un esprit se réveille. Qu’est ce qu’un esprit ? Un esprit, c’est un souffle. Celui-ci part en quête d’une enveloppe. Qu’est-ce que c’est qu’une enveloppe ? Une enveloppe, c’est un homme qui attend ce souffle, le souffle d’un esprit. Cet esprit est un esprit un peu particulier, c’est un esprit musicien. Il est en recherche d’une attente, l’attente d’un homme qui l’attendrait. Voici un homme qui attend, il s’appelle Pierre, il a tout mais il est vide. Il rêverait de s’animer pour faire danser ceux qui l’entourent.

Suivons ici le voyage qui amènera Pierre et l’esprit à se rencontrer, et à former un homme dansant qui nous animera tous, aidés par les éléments, la confiance et un brin de chance.

Détails

Durée 1h de spectacle

À partir de 5 ans

Musiques de Thierry Pecou et autres

Texte de Laurene Durantel / Compagnie Jean-sans-Peur

Avec
Carjez Gerresten, clarinettes, duduk, voix
Laurene Durantel, narrateur, contrebasse, voix

Partenariat

Compagnie Jean-sans-Peur

Musique en tous sens

Concert adapté et adaptable pour le (très) jeune public et les familles
L'Ensemble Variances invite le musico-pédagogue de renom Andrea Apostoli

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Présentation

Entre Andrea Apostoli, linguiste musicien, et Thierry Pécou, paysagiste des sons, la rencontre semblait évidente. Leur intérêt commun pour la transmission orale, les vertus de la musique, et le décloisonnement de la musique classique les a tout naturellement réunis. Ils ont ainsi imaginé une forme de concert innovante adaptée et adaptable pour le très jeune public (0-3 ans), le jeune public et leur famille pour offrir aux enfants une expérience musicale authentiquement artistique.
Un enfant, même très jeune, est en mesure d’écouter de la musique avec une attention étonnante. Il nous appartient de lui dessiner le propos de plus juste et de créer la relation la plus naturelle pour lui, sans être dans le divertissement, la simplification musicale ou imposer des stimuli visuels. Cette approche novatrice est fondée sur les recherches de Edwin E. Gordon.

Les musiciens interprètent des pièces instrumentales et vocales, sans artifices. Les enfants peuvent exprimer librement leurs émotions et leur curiosité pendant le concert. Les parents, les enseignants et les enfants les plus âgés sont invités à se joindre aux musiciens pour chanter durant quelques-unes des pièces. Andrea Apostoli mène le tout sans modération parlée, uniquement par les gestes, les réactions du public, et la musique. Idéalement, le public s'installe sur des tapis de sols pour vivre une véritable expérience de bien-être et de relaxation. Aucun prérequis n’est nécessaire, les participants doivent accueillir ce concert comme une expérience intuitive où l’esprit logique ne doit pas prendre le dessus.

Cette forme de concert peut également être proposée uniquement aux enseignants en musique, passeurs de savoir au quotidien, afin d’inverser les rôles, et partager avec eux les fruits de cette pédagogie.

 

Programme

Andrea Apostoli, Circle songs
Richard Blackford, Murmurations pour flûte et clarinette
Guillaume Connesson, Disco Toccata pour saxophone et violoncelle
Pièce de Sofia Goubaïdoulina, pour 3 instruments graves
Haendel/Guignard, Gavotte et Impertinence pour flûte et violoncelle
Svante Henryson, Off Pist pour saxophone et violoncelle
György Ligeti, Musica Ricercata (transcription, extraits)  
Thierry Pécou, Manoa pour flûte-basse, clarinette-basse et violoncelle (en plusieurs sections)
Thierry Pécou, Perroquets d’azur pour saxophone solo (extrait)
Thierry Pécou, Le rêve du chaman pour cello solo et sonnailles
Villa-Lobos, Assobio a jato pour flûte et violoncelle 
Improvisations en interaction avec le public
Note : Ce programme est une trame qui pourra varier d'un concert à l'autre. Il y a une part de flexibilité à l'intérieur même du concert en fonction des réactions des enfants.

Intervenants

6 personnes :
Andrea Apostoli, musico-pédagogue, flûte, direction
1 percussionniste italien
4 musiciens de l’Ensemble Variances : flûtes, clarinettes, saxophone, violoncelle

Informations

Public Par tranches d’âges : 0-3 ans / 3-6 ans / 6-10 ans et leurs parents, Adolescents sans leurs parents, Scolaires, Enseignants en musique
Durée Environ 45 minutes
Lieux Crèches, écoles, établissements de soins pour enfants, salles de motricité, salles dédiées à la musique ou toutes salles permettant l’accueil de ce projet
Jauge Jusqu’à 70 personnes si la salle et son acoustique le permettent
Nombre de représentations Jusqu’à 3 x 45 minutes par jour
Matériel nécessaire Salle de plain-pied ou grande scène, Pupitres, Tapis de sols pour le public, Toutes percussions pouvant être mises à disposition sont les bienvenues

Partenaires Andrea Apostoli et Edwin E. Gordon

« A Music Learning Theory for Newborn and Young Children » - EE Gordon
« Songs and Chants without Words » – EE Gordon et A Apostoli
« How Children Learn When They Learn Music » - EE Gordon
« Introduction to Research and the Psychology of Music » - EE Gordon
« Space Audiation » - EE Gordon

Walking in Beauty, Laura Tohe

Side by side with Laura Tohe
Concert-rituel

Musique de Thierry Pécou en regard de chants médiévaux et de poésie lue par la poète navajo Laura Tohe
Création 2018, tournée en Amérique

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Présentation

Alors que tant de progrès scientifiques et technologiques révolutionnent notre monde, nous semblons pourtant perdre le contact sensible avec celui-ci. Notre société du « faire » et de l’« avoir » est un élément de la misère écologique. Une déstabilisation croissante des individus en résulte, comme en témoigne l’émergence de troubles psychologiques et physiologiques.
C’est ce constat qui a inspiré à Thierry Pécou sa nouvelle partition Femme changeante, cantate des Quatre Montagnes dont la substance est tirée de sa rencontre avec la culture et la spiritualité des Indiens navajo.
Les fascinantes cérémonies de guérison des Navajos ont la fonction de restaurer l’Hozho, un mot difficile à traduire signifiant l’harmonie, l’équilibre, la beauté. Pour les Navajos, la santé est multiple : physique, mentale, spirituelle et aussi sociale car il s’agit toujours de guérir l’individu autant que la communauté entière, et de retrouver cet état où l’on sent que tout est à sa juste place. Dans sa cantate, Thierry Pécou pose un regard personnel sur les rituels et la philosophie navajos en nous plongeant dans un tourbillon sonore. Pour amener à ce moment où tout le dispositif scénique est spatialisé, l’Ensemble Variances et Katarina Livljanić invitent une artiste et poète amérindienne à un dialogue avec des chants des îles dalmates du Moyen-Age. Ces chants qui sont des formules magiques, des recettes médicales ou des prières d’exorcisme, nous rappellent ce temps où l’occident avait, lui aussi, une spiritualité reliée à la terre et à la nature. Le dialogue avec la poésie navajo et sa musique intérieure qui reflètent l’harmonie entre l’homme et son environnement, devient alors d’une évidence troublante...
Approchez, rassemblez-vous autour du feu. C’est le moment d’écouter...

Laura Tohe

Laura Tohe est Diné. Elle fait partie des Tsénahabilnii, le clan des « Spleepy Rock People », et est née dans le « Bitter Water clan », les Todich’inii. Elle a grandit à Crystal au Nouveau-Mexique, près des montagnes Chuska sur la patrie Diné. Ses livres publiés comprennent Making friends with Water; No parole today, qui traite des pensionnats ; Sister Nations, sur la communauté des Amérindiennes écrivains, co-écrit avec Heid Erdrich… Le Phoenix Symphony l’a chargé d’écrire un livret pour Enemy Slayer, un oratorio Navajo, qui a fait sa première mondiale en 2008 dans le cadre du 60e anniversaire du Phoenix Symphony. En 2015, Laura a été nommée poète lauréate de la nation Navajo pour 2015-2017, un titre qui lui a été donné pour récompenser son travail en tant que poète et écrivain.

Programme

Katarina Livljanic

Kokla kokabula, création sur des chants médiévaux glagolitiques

Laura Tohe

Poésie navajo

Thierry Pécou

Femme changeante, Cantate des Quatre Montagnes, pour deux contraltos et ensemble

Effectif

Artistes invités

Katarina Livljanić contralto
Noa Frenkel contralto
Laura Tohe poète

Ensemble Variances

Anne Cartel flûte
Carjez Gerretsen clarinette
Nicolas Prost saxophone
David Louwerse violoncelle
Laurène Durantel contrebasse
Irini Aravidou percussions
Thierry Pécou direction et piano

Partenariat

En partenariat avec la ville de Rouen et du French American Chamber of Commerce Cleveland. Alto - solutions artistiques coordonne la tournée nord-américaine de l’Ensemble Variances.

Cri selon cri

Lisa Bielawa (USA) et Thierry Pécou (France)
Rencontre entre deux compositeurs-interprètes et deux continents

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Présentation

Cri d’appel, cri d’amour, cri de joie ou de douleur, cri primordial ou cri rituel, le cri est l’expression d’un langage minimal commun à tous les hommes comme à une bonne partie du règne animal. A travers un programme qui célèbre le cri comme force vitale, des vocalisations expressives de Lisa Bielawa aux cris érotiques des Machines désirantes, c’est aussi la rencontre entre Thierry Pécou (France) et Lisa Bielawa (États-Unis), deux compositeurs et interprètes de leurs propres créations en complicité avec l’Ensemble Variances qui sera le moteur d’un vrai échange entre les continents.

Les deux partitions phares du concert sont deux pièces concertantes dont les compositeurs sont eux-mêmes solistes : voix et ensemble pour Bielawa, piano et ensemble pour Pécou. L’œuvre de Bielawa est une création, commande de Radio-France pour l’ensemble Variances. L’œuvre de Pécou est une reprise d’une œuvre créée en 2009, également commande de Radio-France.

Ce programme célèbre le cri comme force vitale transcendée par le geste musical, exprimé de façon explicite et consciente - dans les œuvres de Bielawa et Pécou notamment - ou par allusion comme dans la Sequenza pour saxophone de Berio ou le Birimbao/Jaguar de Paul Desenne. Le compositeur canadien Walter Boudreau a réalisé pour l’Ensemble Variances une nouvelle instrumentation de Hymne an die Nacht de Claude Vivier : le programme s’achèvera par ce grand cri dans la nuit, hommage à ce compositeur dont l’œuvre entière est traversée par le cri, et dont on commémore le trentième anniversaire de la disparition prématurée en 1983.

Lisa Bielawa
US Tour 2015, Atlanta, Lisa Bielawa, Ensemble Variances
Photo Jan Gates
US Tour 2015, Atlanta, Lisa Bielawa
Photo Jan Gates
US Tour 2015, Atlanta, Liana Gourdjia
Photo Jan Gates
Arsenal de Metz, 5 avril 2013 / April 5, 2013
Arsenal de Metz, 5 avril 2013 / April 5, 2013
Arsenal de Metz, 5 avril 2013 / April 5, 2013
Stephan Grögler, staging and lighting concepts / mise en espace et création lumière

Programme

Lisa Bielawa

Gargoyles pour flûte seule

Luciano Berio

Sequenza VIIb pour saxophone

Lisa Bielawa

Incessabili Voce pour voix, clarinette, saxophone, violon, violoncelle et piano
Commande de Radio France

Paul Desenne

Birimbao / Jaguar pour violoncelle seul

Thierry Pécou

Les Machines désirantes pour piano, flûte, clarinette, saxophone, violon et violoncelle

Claude Vivier

Hymne an die Nacht pour voix et ensemble
Nouvelle version de Walter Boudreau

Effectif

Artiste invitée

Lisa Bielawa (USA) compositeur-vocaliste

Ensemble Variances

Anne Cartel flûte
Carjez Gerretsen clarinette
Nicolas Prost saxophone
Liana Gourdjia violon
David Louwerse violoncelle
Thierry Pécou piano

Mise en espace et création lumière

Stephan Grögler

Partenaires

Coproduction Ensemble Variances, Radio France, Arsenal de Metz
En partenariat avec l'Institut Français
Avec le support de la Spedidam
Ce spectacle bénéficie du soutien de la Charte de diffusion interrégionale : ONDA, ARCADI, OARA, ODIA Normandie, Réseau en scène - Languedoc-Roussillon et Spectacle vivant en Bretagne, de septembre 2014 à décembre 2015

Tremendum

Le Mexique est en fête
Trois compositeurs et neufs musiciens réunis pour un concert jubilatoire

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Présentation

Spectaculaire... Un tourbillon tropical digne de Villa-Lobos où le compositeur au piano s’affirme également comme un soliste de premier plan. Au final Le Mexique est en fête ! mérite bien son titre, et s’affirme comme une somptueuse initiation à la musique contemporaine.

La Lettre du Musicien, février 2012

Œuvres des compositeurs mexicains Gabriela Ortiz et Guilermo Diego
Œuvres de Thierry Pécou inspirées du Mexique et du Brésil

Dans ce concert qui fait se rencontrer deux ensembles d’une couleur sonore bien distincte, mais chacun emporté par le même dynamisme novateur, Thierry Pécou propose son regard sur le Mexique à travers trois de ses œuvres et l’invitation de deux compositeurs mexicains.

Évoquant les cinq temps de la cosmogonie des civilisations de l’Ancien Mexique, Soleil-Tigre, pour violoncelle et piano, est la deuxième période de tentative de création du monde qui sera dévoré par une longue nuit obscure. C’est l’évocation d’un monde ténébreux, tout en étant éminemment solaire, rythmé par des progressions implacables et brutes qui évoquent le chamanisme amérindien.

Danzón pour flûte seule, invite à la fameuse danse d’origine cubaine qui est devenue au Mexique une véritable institution, simulant à une seule voix la polyphonie rythmique contrepointée par quelques pas de l’interprète.

L’Arbre aux fleurs pour 5 percussions-claviers s’inspire des musiques pour marimba des traditions de Veracruz et du Chiapas. En deux grands mouvements, la pièce oscille entre atmosphère de fête, et rituel précolombien imaginaire. Peu à peu, les instrumentistes se rejoignent à cinq sur le même instrument, faisant allusion aux grands marimbas mexicains joué par plusieurs musiciens.

Dans Paseo de la Reforma, le guitariste et compositeur Guillermo Diego utilise des éléments de musique amérindienne tout en recréant l’atmosphère d’un jour de fête le long de la célèbre avenue de Mexico.

La musique de Gabriela Ortiz est profondément chargée de toute l’énergie du Mexique, sa culture, son histoire, sa géographie. Sa création pour les PCL et l’ensemble Variances, témoignera de cette nécessité, pour la talentueuse compositrice mexicaine, de faire résonner son pays, ses couleurs exubérantes, et l’étrangeté de ses mythes anciens confrontés à la modernité.

Le concert se conclut par un écart vers le Brésil et ses carnavals avec Tremendum, un mini concerto pour piano, percussions et instruments.

Programme

Guillermo Diego

Paseo de la reforma, instrumentation par Thierry Pécou

Thierry Pécou

Soleil-Tigre pour violoncelle et piano  

Thierry Pécou

Danzón pour flûte solo

Thierry Pécou

L’Arbre aux fleurs pour 5 percussions
Commande : PCL  

Gabriela Ortiz

Rios pour 5 percussions, flûte, saxophone, violoncelle
Commande : PCL/Ensemble Variances

Thierry Pécou

Tremendum pour piano, flûte, saxophone, violoncelle et percussions
Nouvelle version

Effectif

Ensemble Variances

Thierry Pécou piano et direction
Anne Cartel flûte
Nicolas Prost saxophone
David Louwerse violoncelle

5 percussions-claviers

Les Percussions Claviers de Lyon (PCL)

Discographie

Tremendum
Œuvres de chambre de Thierry Pécou interprétées par l'Ensemble Variances et les Percussions Claviers de Lyon (Harmonia Mundi, août 2012)


En écoute sur Harmonia Mundi
Acheter en ligne sur Harmonia Mundi
Revue de presse de la sortie du CD

Partenaires

Coproduction Adami, La Copie privée, Institut français, Odia Normandie, Ambassade de France au Mexique, ENM UNAM

Performing Composers

Thierry Pécou et Moritz Eggert
Ensemble Variances et Ensemble Resonanz
France et Allemagne

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Présentation

L’Ensemble Variances (Rouen) et l’Ensemble Resonanz (Hambourg), deux ensembles se dédiant à la musique d’aujourd’hui au plus haut niveau, l’un français, l’autre allemand, proposent un double portrait de compositeurs.

Thierry Pécou, France, et Moritz Eggert, Allemagne, donneront chacun une création pour les deux ensembles réunis, au cours d’un programme reflétant plus largement la personnalité des deux compositeurs ainsi que l’identité de chaque ensemble.

Les deux ensembles s’associent en deux identités sonores complémentaires : l’Ensemble Variances sera constitué de six instruments à vents, l’Ensemble Resonanz de neuf cordes et une percussion. Ce projet sera l’occasion d’offrir un regard croisé sur la création musicale, de confronter et d’enrichir les pratiques et idées.

Les protagonistes du projet, ensembles et compositeurs, sont appelés à se rencontrer pour l’élaboration d’un programme construit comme un vrai parcours, avec de brèves interventions des compositeurs au piano à quatre mains pensées comme un fil conducteur liant les œuvres entre elles.

Le projet sera accueilli à l’Arsenal de Metz, au Festival Présences de Radio France et à la NDR „Das neue Werk“ à Hambourg en 2014.

Ensemble Resonanz
Ensemble Variances

Programme

Thierry Pécou

Les liaisons magnétiques pour grand ensemble
Commande Radio France

Moritz Eggert

„1, 2, 3“ pour grand ensemble
Commande NDR Hambourg

Thierry Pécou

Sextuor pour piano et quintette à vent (Ensemble Variances)

Moritz Eggert

Croatoan II pour quatuor à cordes et percussion (Ensemble Resonanz)

Thierry Pécou

Lady's Cowe, interprété par les deux compositeurs au piano à quatre mains

Moritz Eggert

Aboriginal, interprété par les deux compositeurs au piano à quatre mains

Effectif

Ensemble Variances

Anne Cartel flûte
Carjez Gerretsen clarinette
Nicolas Prost saxophone
Loïc Chevandier basson
Vladimir Dubois cor
François Thuillier tuba

Ensemble Resonanz

9 cordes, 1 percussion :
Barbara Bultmann, Juditha Haeberlin, Gregor Dierck, Swantje Tessmann violons
Justin Caulley, Tim-Erik Winzer altos
Saerom Park, Jörn Kellermann violoncelles
Anne Hofmann contrebasse
Percussion à déterminer

 

Moritz Eggert piano
Thierry Pécou piano
Jonathan Stockhammer direction

Partenariat

Coproduction Arsenal de Metz, Norddeutscher Rundfunk, festival Présences / Radio France
Avec le soutien de Impuls neue Musik

America, America

Ensemble Variances et Noa Frenkel, contralto
Œuvres de Michael Ellison, Thierry Pécou, Georgina Derbez, Paul Desenne, John Cage

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Présentation

S’investir dans de nouveaux projets de création d’œuvres représente toujours pour moi une expérience enthousiasmante. Travailler au contact de Thierry Pécou l’est d'autant plus. La musique de Thierry, d’une beauté envoûtante, porte en elle un riche et vaste imaginaire, empli de fluidité et d’une vraie compréhension des possibilités vocales que tout chanteur est heureux de rencontrer.

Noa Frenkel

« The earth’s whole amplitude and Nature’s multiform power consigned for once to colors » - Walt Whitman.

Les Amériques sont le leitmotiv de ce programme. Les Amérindiens comme source d’inspiration, ainsi que le « Nouveau Monde » où de nouvelles cultures et traditions sont nées, et également l’« American Dream » dans lequel tout semble être possible. Cette thématique donne lieu à un parcours d’œuvres de musiques de chambre et à une création de Michael Ellison pour voix et ensemble ayant un lien fort avec le continent américain.

Les compositeurs Thierry Pécou et Michael Ellison sont reconnus pour s’inspirer des musiques de tradition orale. Thierry Pécou, d’ascendance caribéenne, puise dans les musiques amérindiennes, mexicaines et amazoniennes. Le compositeur américain Michael Ellison travaille à partir de ses expériences avec la culture américaine et entrelace, par différentes perspectives, le passé et le présent. Son œuvre Chant of the Soul, commandée par Radio France, est composée sur le texte de la vision d’Élan Noir (Black Elk), homme sacré des Indiens Sioux. Nous découvrions également une œuvre de Georgina Derbez, l’une des compositrices représentatives de la jeune génération mexicaine.

C’est la voix de Noa Frenkel qui incarne le passé et le présent dans les œuvres des compositeurs. Son étendue vocale et son expérience des styles les plus divers font d’elle la partenaire idéale de l’ensemble. Elle chantera la création de Michael Ellison ainsi que l’étonnante Aria de John Cage pour voix seule.

Chaque auditeur est soufflé par la puissante vibration, la profondeur, la richesse et la douceur des contours de la voix de Frenkel, sans parler de la maîtrise absolue de l’interprétation.

The Cronical Herald, Canada, avril 2010

Georgina Derbez, Paul Desenne, Thierry Pécou, John Cage, Michael Ellison
Noa Frenkel

Programme

Georgina Derbez (Mexique)

Sus une fontayne pour flûte, clarinette et piano

Paul Desenne (Venezuela/USA)

Jaguar songs, Gavotte pour violoncelle seul

Thierry Pécou

Danzon pour flûte solo

Paul Desenne (Venezuela/USA)

Jaguar songs, Birimbao-Jaguar pour violoncelle seul

Thierry Pécou

Soleil-Tigre pour violoncelle et piano

John Cage (USA)

Aria pour voix seule

Thierry Pécou

Manoa pour flûte basse, clarinette basse et violoncelle

Michael Ellison (USA)

The Vision of Black Elk  pour contralto, flûtes, clarinette, saxophone, violoncelle et contrebasse

Effectif

Artiste invitée

Noa Frenkel (Israël, Pays-Bas) contralto

Ensemble Variances

Anne Cartel flûte
Carjez Gerretsen clarinette
Nicolas Prost saxophone
David Louwerse violoncelle
Laurene Durantel contrebasse
Thierry Pécou piano

Partenariat

Commande Radio France
En partenariat avec la Cité de la Voix de Vézelay

Poème du feu

Sonorités incandescentes et mystiques en hommage à Scriabine

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Présentation

Je suis le diamant de toutes les étoiles, je suis la liberté, je suis l’extase.

Ainsi s’exprime Alexandre Scriabine dans son œuvre L’Acte préalable.

A l’occasion du centenaire Scriabine en 2015, l’élément feu devient le prétexte d’un programme Poème du feu réunissant des compositeurs passionnés et influencés par l’œuvre du compositeur russe.

Ivan Wyschnegradsky, disciple spirituel de Scriabine, transmet au Canadien Bruce Mather ses échelles micro-tonales en quart et sixième de ton. Marc Patch, élève de Bruce Mather, écrit en 2015 une nouvelle œuvre pour l’Ensemble Variances qui sera imprégnée de mysticisme et rencontrera les sources ésotériques de la musique de Scriabine.

C’est à la lueur d’une bougie que le public est convié à Poème du feu où l’Ensemble Variances s’associe sur scène au grand pianiste russe Alexandre Melnikov, fervent adepte de Scriabine.

 
Note d'intention de Marc Patch

SILVER. Dans cette pièce mon matériau est « l'accord mystique » de Scriabine qui est construit de trois sortes de quartes superposées, en l'occurrence deux quartes justes, deux quartes augmentées et une quarte diminuée.  L'accord « s'épelle » de la façon suivante : soit à partir d'un do fondamental, se suivent le fa #, le si bémol, le mi, le la puis le ré.
Je l'ai utilisé tel quel mais aussi dans une inversion qui nous donne, lorsque disposé par une majorité de tierces superposées, l'accord de neuvième de dominante avec treizième mineure ajoutée soit « do-mi-sol-si bémol-ré et la bémol ».
Je fais suivre aux régions polarisées de l'accord mystique un parcours que me donne la trajectoire du cycle des quintes. Arrivent graduellement des états chromatiques contrastants qui symbolisent la vivacité du feu et plus la pièce avance plus l'accord mystique se voit être consumé par le feu, lequel ne tarde pas à tourbillonner jusqu'à ce que le feu soit le seul élément restant en fin du morceau.

Alexander Melnikov
© Photo Marco Borggreve
Alexandre Scriabine / Alexander Scriabin
Salle Bourgie, Montréal, Canada, 2015
Salle Bourgie, Montréal, Canada, 2015

Programme

Ivan Wyschnegradsky

Méditation sur deux thèmes de la Journée de l’existence pour violoncelle et piano, opus 7

Gérard Grisey

Nout pour clarinette-contrebasse

Alexandre Scriabine

Cinq Préludes, opus 74

Alexandre Scriabine

Vers la Flamme, opus 72

Thierry Pécou

Soleil-Feu pour violon et piano

Bruce Mather

Duo basso pour flûte-basse et clarinette-basse

Marc Patch

SILVER pour flûte, clarinette, violon, violoncelle et piano

Alexandre Scriabine

Sonate nº 9 « Messe noire », opus 68

Effectif

Artiste invité

Alexander Melnikov piano

Ensemble Variances

Thierry Pécou direction artistique
Anne Cartel flûte
Carjez Gerretsen clarinette
Liana Gourdjia violon
David Louwerse violoncelle

Le fond de l'eau est parsemé d'étoiles

Concert monographique autour d’œuvres de chambre composées par Gualtiero Dazzi et de musiques traditionnelles d’Europe centrale

Présentation

Le concert monographique Le fond de l’eau est parsemé d’étoiles est construit autour de diverses œuvres de Dazzi couvrant une vingtaine d’années. L’articulation entre les diverses compositions choisies, permet de les enchainer sans silence et de garantir ainsi une continuité cohérente, du début à la fin du concert.

En plus de quatre moments où la voix puis chaque instrument jouent un solo, le voyage propose diverses combinaisons entre les quatre musiciens : un duo, un trio, et en création Kleine Nacht pour voix, saxophones, violoncelle et cymbalum, sur des poèmes de Paul Celan.

Le fil conducteur qui traverse toutes ces œuvres est la relation profonde entre la musique et la poésie. Elle s’établit à l’endroit où le texte poétique, tout comme la musique, n’est ni narratif ni naturaliste : point de métaphore, essence du langage, émotion vibrante.

Les morceaux traditionnels d’Europe centrale pour cymbalum solo viennent montrer en guise de miroir le caractère modal profondément imprégné d’une simplicité immédiate qui caractérise la musique de Dazzi.

Programme

Gualtiero Dazzi

7 courtes mélodies d’après Michelangelo pour voix seule
S’abriter dans les plis du vent pour soprano et saxophone
Le fond de l’eau est parsemé d’étoiles pour saxophone seul
Fragments retrouvés pour saxophone, violoncelle, cymbalum
Kleine Nacht pour voix, saxophones, violoncelle et cymbalum
Un pas dans la neige suffit à ébranler la montagne pour violoncelle seul

Et morceaux traditionnels pour cymbalum solo

Effectif

Ensemble Variances

Nicolas Prost, saxophones

David Louwerse, violoncelle

Thierry Pécou, direction artistique

Artistes invités

Soprano à déterminer

Cyril Dupuy, cymbalum 

Mode française

Murail, Dalbavie, Grisey, Campo, Berio, Pécou

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Présentation

L’Ensemble Variances invite à un panorama non exhaustif de la musique française d’aujourd’hui autour de la musique spectrale.

Partant de la musique spectrale et deux de ses plus emblématiques représentants Gérard Grisey et Tristan Murail, on entendra une œuvre de Marc-André Dalbavie qui recentre sa création sur le timbre, l’espace et la notion de répétition et de périodicité et crée avec Palimpseste un subtil dialogue avec un Madrigal de Gesualdo. Régis Campo, qui a étudié auprès de Gérard Grisey au Conservatoire de Paris, signe avec Pop-Art une partition ludique et de colorée pleine d’énergie rythmique. Comme il le dit lui-même : « je viens du sud, de la planète Marseille » où les musiques, les chants et les voix se mélangent...
C’est justement le caractère rythmique et organique de la musique de Thierry Pécou ainsi que son imaginaire musical proche du rituel qui frappe l’auditeur. Souvent considéré comme compositeur–voyageur, son langage est imprégné de ses multiples voyages dans le monde, entre autres en Amérique Latine. Manoa construit sur le motif en question-réponse d’un chant Goahibo, culture indigène des plaines de l’Orénoque, appelle une mise en mouvement des instrumentistes pour faire référence au jeu instrumental indissociable du jeu corporel dans les cultures amérindiennes. Les Machines désirantes voudraient porter un regard vitaliste sur notre monde contemporain et ses mutations violentes qui souvent sont source de désespérance et d’inquiétude.

Rendez-vous Festival, Zagreb Theatre & TD, 2015
© Vedran Metelko for Cantus Ansambl/HDS (The Croatian Composers' Society)
Rendez-vous Festival, Zagreb Theatre & TD, 2015
© Vedran Metelko for Cantus Ansambl/HDS (The Croatian Composers' Society)
Rendez-vous Festival, Zagreb Theatre & TD, 2015
© Vedran Metelko for Cantus Ansambl/HDS (The Croatian Composers' Society)
Rendez-vous Festival, Zagreb Theatre & TD, 2015
© Vedran Metelko for Cantus Ansambl/HDS (The Croatian Composers' Society)
Rendez-vous Festival, Zagreb Theatre & TD, 2015
© Vedran Metelko for Cantus Ansambl/HDS (The Croatian Composers' Society)
Rendez-vous Festival, Zagreb Theatre & TD, 2015
© Vedran Metelko for Cantus Ansambl/HDS (The Croatian Composers' Society)
Rendez-vous Festival, Zagreb Theatre & TD, 2015
© Vedran Metelko for Cantus Ansambl/HDS (The Croatian Composers' Society)
Rendez-vous Festival, Zagreb Theatre & TD, 2015
© Vedran Metelko for Cantus Ansambl/HDS (The Croatian Composers' Society)
Rendez-vous Festival, Zagreb Theatre & TD, 2015
© Vedran Metelko for Cantus Ansambl/HDS (The Croatian Composers' Society)
Rendez-vous Festival, Zagreb Theatre & TD, 2015
© Vedran Metelko for Cantus Ansambl/HDS (The Croatian Composers' Society)
Rendez-vous Festival, Zagreb Theatre & TD, 2015
© Vedran Metelko for Cantus Ansambl/HDS (The Croatian Composers' Society)

Programme

Tristan Murail (1947)

Les ruines circulaires (from Portulan) pour clarinette et violon (2006)

Marc-André Dalbavie (1961)

Palimpseste pour flûte, clarinette, violon, alto, violoncelle et piano (2002)

Gérard Grisey (1946-1998)

Nout pour clarinette basse (1983-1990)

Régis Campo

Pop Art pour flûte, clarinette, violon, alto, violoncelle et piano (2002)

Luciano Berio

Sequenza VIIb pour saxophone seul

Thierry Pécou (1965)

Manoa pour flûte basse, clarinette basse et viloncelle (2005)

Thierry Pécou (1965)

Les Machines désirantes pour flûte, clarinette, saxophone, violon, violoncelle et piano (2008)

Effectif

7 musiciens
(flûte, clarinette, saxophone, violon, alto, violoncelle, piano)
1 chef

Partenariat

Avec l'Institut Français et Cantus Ansambl

Traces-mémoires

Concert-lecture proposé pour la journée commémorative de l’abolition de l’esclavage en France, le 10 mai

Présentation

Pour Thierry Pécou, la musique résulte d'une écoute du monde et rejoint le souffle épique du Tout-Monde tel que le prédit poète martiniquais Edouard Glissant. En s'inscrivant dans la journée de commémoration des victimes de l'esclavage, ce concert permet d'entendre des œuvres emblématiques du compositeur qui témoignent non seulement de la tragédie de la Traite négrière et de l'espace de la Caraïbe (Outre-mémoire, Soleil-Tigre), mais aussi du souffle épique du Tout-Monde comme multiplicité imprévisible de toutes nos singularités.

« C'est par la force de l'intention poétique et l'adresse de l'écriture qu'Outre-mémoire ressuscite la mémoire interdite des victimes de la traite négrière. »
Jean-Luc Tamby

Programme

Thierry Pécou
Perroquets Azur pour saxophone
Soleil-Tigre pour violoncelle et piano
Outre-mémoire, variances pour piano
Les Machines désirantes pour piano, clarinette, saxophone, violon et violoncelle

Effectif

Ensemble Variances

Thierry Pécou, piano

Arnaud Leroy, clarinettes

Nicolas Prost, saxophone

À déterminer, violon

David Louwerse, violoncelle

Comédienne

Sophie Bourrel

Peinture et arts visuels

Rodrigue Glombard

Partenariat

Commissariat de L'Année des Outre-mer 2011, Institut du Tout-Monde (fondé par Édouard Glissant)

Récital de piano par Thierry Pécou

Œuvres de T. Pécou, G. Gershwin, I. Stravinsky, Chevalier de Saint-Georges, I. Albenitz et E. Lecuona

Présentation

À ceux qui veulent l'écouter, Thierry Pécou dit le monde, son étendue, sa beauté, son chaos aussi, traduisant en musique de façon très personnelle l'expérience de ses multiples voyages.

Composé en trois blocs, le programme permet d'entendre des œuvres qui se répondent et offrent un regard contrasté et divers sur les Amériques.

L'évocation de Saïda (héroïne d'un opéra tragique de Pécou situé en Algérie) annonce Outre-mémoire, variances sur les tragédies liées à la Traite négrière ; Gershwin et Ragtime de Stravinsky rappellent les musiques afro-américaines et préparent l'audition d'une Sonate du « Nègre des Lumières », le Chevalier de Saint-Georges, tandis qu'un intermède plus léger nous plonge dans les cartes postales musicales de Thierry Pécou entourées du Tango d'Albeniz et de la fameuse Comparsa du cubain Lecuona.

Programme

George Gershwin Trois préludes

Igor Stravinsky Ragtime

Thierry Pécou Trois Chants pour Saïda

Isaac Albenitz Tango

Ernesto Lecuona La Comparsa

Thierry Pécou Pièces brèves pour piano (1991-1998)

Chevalier de Saint George Sonate « Graziozo » en si b Majeur

Chevalier de Saint George Sonate en ré Majeur

Thierry Pécou Salsa d'Elissa (1998-2000)

Thierry Pécou Outre-mémoire, variances (2004)

Voici le nouveau jardin / Garden of the Sage

Concert multimédia

Sur les pas de la Chine éternelle

Musique de Thierry Pécou, vidéo de Jingfei Li

Présentation

Inspiré par des textes de Lao Tseu, François Cheng et François Jullien sur la pensée et la sagesse chinoises, ce concert-vidéo propose un regard croisé sur deux cultures et offre un magnifique hommage à la Chine ancienne à travers de multiples expressions artistiques : musique, texte, vidéo, son électronique, mouvements chorégraphiques des musiciens.

La cithare chinoise guqin, emblématique de la Chine des Lettrés, dialogue avec une soprano, un piano et des sons électroniques. Voici le nouveau jardin tente de dire une conception du monde en évoquant la figure du sage qui, étranger à nos tendances à définir, distinguer, trancher, exclure, sans parti pris et sans idée, épouse le mouvement du monde.

Après sa création mondiale en Chine en mai 2010, où près de 4000 spectateurs (dans les salles prestigieuses des villes de Nankin, Shanghai, Hong Kong, Xiamen et Shenzhen) ont été conquis par cette nouvelle composition de Thierry Pécou – un dialogue entre la culture occidentale et la culture chinoise – cette œuvre multimédia raffinée et poétique a été présentée par l'Ensemble Variances à l'Opéra de Reims en septembre 2010.

La partie vidéo, projetée avec des effets réalisés en temps réel par l'artiste multimédia, constitue la partie essentielle de la scénographie, et contribue à instaurer un dialogue entre musique et image et un croisement de regards des artistes de cultures différentes.

Après la tournée en Chine, Voici le nouveau jardin, work in progress, prendra un nouveau visage à Reims dans sa réécriture pour soprano, piano, guqin et sons électroniques.

Effectif

4 musiciens et 1 artiste multimédia 

Hadhoum Tunc, soprano

Thierry Pécou, piano

Li-Yu You, guqin

Max Bruckert (Grame Lyon), ingénieur du son (sons électroniques)

Li Jing Fei, artiste multimédia 

Soleil-Tigre

Récital de Thierry Pécou, piano, et Marc Coppey, violoncelle, avec Anne Cartel, flûte en sol

Présentation

Souvent inspirées par ses voyages, les œuvres de Thierry Pécou racontent ses expériences au contact des cultures du monde : le continent américain, du jazz aux cultures amérindiennes, et la Russie que Thierry Pécou a sillonné dans les années 1990. Partant du regard du compositeur sur les Amériques et sur la Russie, le programme s’articule autour de deux pièces pour violoncelle et piano : Soleil-Tigre et Poème du temps et de l’Éther, auxquelles répondront Gershwin et Chostakovitch, mais aussi Stravinsky, russe parisien s’amusant des innovations du jazz naissant avec son Ragtime.

Ce concert est aussi l’occasion d’une rencontre entre un interprète et un compositeur. Marc Coppey est à l’origine de la création de Soleil-Tigre, dont il a donné la première exécution en 2010. Les deux musiciens se retrouvent ainsi en duo, renouant avec une tradition devenue rare depuis le milieu du XXème siècle où compositeurs et grands solistes se produisaient ensemble.

Commande du Festival « Les Musicales » de Colmar, Soleil-Tigre est dédiée à Marc Coppey. Cette partition s’inscrit dans un cycle de cinq courtes pièces de musique de chambre pour un instrument et piano représentant les cinq temps de la cosmogonie des civilisations de l’Anciens Mexique. Soleil-Tigre est la deuxième période de tentative de création du monde qui sera dévorée par une longue nuit obscure. Pour cette évocation d’un monde ténébreux, ancré dans les profondeurs de la terre tout en étant éminemment solaire, j’ai combiné les timbres du violoncelle et du piano en recherchant la plus grande variété de modes de jeu, de couleurs, de registres. Au lyrisme des lignes déployées par les deux instruments, s’associent des progressions rythmiques implacables et brutes qui évoquent le shamanisme amérindien.

Poème du temps et de l’Éther, composée au cours d’un séjour en Russie et imprégnée des grands espaces sibériens, reflète une dimension sonore rencontrée lors de visites de quelques petites églises orthodoxes. Réunis dans des coins différents de l’église, des groupes entourés du crépitement des chandelles se consacrent chacun à une prière (chantée) distincte, tandis que de derrière une porte, le son d’un quatuor vocal parvient faiblement.
Cette intense expérience donnée par la simultanéité de plusieurs événements religieux se traduit par la superposition d’événements temporels (le piano et le violoncelle ne jouent pas dans le même tempo) et dans la recherche d’une apparente divergence dans les parcours mélodiques des deux instruments : une longue mélopée très ornementée, écho tant de la mélodie byzantine que de la fameuse mélancolie russe, traverse toute la pièce et épouse une forme de grande arche abritant différentes sortes d’éléments rapides et résonnants joués par le piano.

Programme

George Gershwin Trois Préludes pour piano

Igor Stravinsky Ragtime pour piano

Thierry Pécou Pièces Brèves pour piano (1992-2010) : Bagatelle, L’Etoile du Baïkal, Reggae Dominica, Estrella del cabello sedoso, Mélodie Saint-George, Rumba

Thierry Pécou Soleil-Tigre pour violoncelle et piano (2009)

Thierry Pécou Poème du temps et de l’Éther pour violoncelle, piano et flûte au lointain (1994)

Dmitri Chostakovitch Sonate pour violoncelle et piano

Effectif

Ensemble Variances

Thierry Pécou, piano

Anne Cartel, flûte en sol

Artiste invité 

Marc Coppey, violoncelle

Haute nécessité

Concert-exploration

Dédé Saint-Prix et Thierry Pécou

Présentation

Dédé Saint-Prix est un grand explorateur de la diversité et de la richesse des traditions musicales de Martinique et Guadeloupe. Chanteur, il joue aussi de la flûte martiniquaise en bambou, des tambours et autres curiosités telles que manoumba, conques-lambi, cha-cha...

Thierry Pécou, compositeur et pianiste, héritier de la longue tradition de musique écrite de l'occident, de Pérotin à Stockhausen, bouscule la musique contemporaine en la confrontant à la multiplicité des cultures du monde.

Ce concert fait se rencontrer les deux musiciens d'origine commune : la Martinique.  En un dialogue inattendu, entrelacement de traditions orales et écrites, les musiques festives aux rythmiques amenant vers la transe du  « Chouval bwa » (ancien manège de village), du bèlè ou des sources indiennes vont au contact des  œuvres pour piano de Thierry Pécou évoquant ses voyages à travers le monde.

Le dialogue intime prend toute sa force en permettant d'entendre de nouvelles compositions de Dédé Saint-Prix et une création de Thierry Pécou, toutes conçues pour les deux artistes.

Effectif

Dédé Saint-Prix, voix, flûte martiniquaise et instruments divers

Thierry Pécou, piano

Partenariat

Commissariat de L'Année des Outre-mer 2011

S'écoule le temps

Concert-performance entre un peintre et six musiciens

Rodrigue Glombard, peinture et arts visuels

Avec Karim Touré, percussionniste improvisateur

Présentation

En un concert spatialisé et en mouvement, un peintre et sept musiciens vont se donner à un processus d’exploration du temps et de l’inconscient, s’incarnant conjointement dans une création sonore et plastique.

Le Sextuor de Thierry Pécou pour flûte, hautbois, clarinette, saxophone violoncelle et piano (nouvelle version), une œuvre faisant allusion aux gongs des gamelans indonésiens et leur musique faite d’accélérations, de ruptures de tempo et de jeux sur la sensation du temps, est au centre de ce programme.

Pour amener à cette partition fascinante, chaque musicien jouera un solo, immédiatement prolongé par un commentaire improvisé en duo avec le percussionniste Karim Touré, explorateur des musiques du monde, du jazz et de la chanson.
Emportés par une énergie commune, où l’art devient rituel plus que forme intellectualisée, le peintre et les musiciens qui l’entourent composent en direct.

Programme

Gabriela Ortiz Huítzitl, pour flûte piccolo

Lisa Bielawa Why Did You Lie to Me? pour violoncelle seul

David Salleras Mi bailaora pour saxophone

Thierry Pécou Perroquets d’azur, pour hautbois seul 

François-Bernard Mâche Aulodie pour clarinette et bande 

Thierry Pécou Sextuor pour piano, flûte, hautbois, saxophone, clarinette, violoncelle et piano 

Thierry Pécou Improvisations en duo avec percussions 

Effectif

Ensemble Variances

Thierry Pécou, piano et direction

Nicolas Prost, saxophone 

Arnaud Leroy, clarinette 

David Louwerse, violoncelle 

Karim Touré, sanza et percussions 

Hautbois à déterminer 

Peinture et arts visuels

Rodrigue Glombard

Partenariat

Commissariat de L'Année des Outre-mer 2011

Rituels pour Scelsi

L’Ensemble Variances invite Frances-Marie Uitti, violoncelle

Œuvres de Giacinto Scelsi et Thierry Pécou

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Présentation

J’ai rencontré Thierry Pécou au Caire, où nous avons joué le Quatuor pour la fin du Temps d’Olivier Messiaen, un chef-d’œuvre de rythmique à valeurs ajoutées et de pensée linéaire étendue. Une pensée qui va très lentement. Également jouée, la musique de Thierry m’a stupéfaite par sa force motrice et colorée. Pendant le festival, nous avons eu la chance d’improviser avec des musiciens traditionnels égyptiens - j’ai alors découvert l’esprit musical du temps réel selon Thierry. Cette association du spirituel avec le traitement musical instantané nous a amené à unir la musique de Scelsi (qui est aussi un maître de l’improvisation) avec celle de Thierry - et avec ma technique de double archet. Je ne peux imaginer une meilleure combinaison de deux esprits musicaux tissant les textures et les contrepoints d’harmonies jouées par deux archets. J’attends les timbres riches de la musique de Thierry avec en toile de fond le monde spirituel de Scelsi fondé sur une seule note - une expérience musicale particulièrement unique à élaborer.

Frances-Marie Uitti

Programme

G. Scelsi Ko-Lho pour flûte et clarinette

G. Scelsi Ygghur pour violoncelle seul

T. Pécou Sextuor pour quintette à vent et piano (inspiré des Gamelans indonésiens)

G. Scelsi Maknongan pour flûte basse, clarinette basse et violoncelle

T. Pécou Chö, un rituel tibétain pour clarinette basse, piano, flûte en sol, violoncelle et percussions

Frances-Marie Uitti Improvisations

Effectif

Artiste invitée

Frances-Marie Uitti, violoncelle à deux archets

Ensemble Variances

Anne Cartel, flûte

Carjez Gerretsen, clarinettes

Nicolas Prost, saxophone

Cor, NN

Loïc Chevandier, basson

Thierry Pécou, piano

Plus d'informations

www.uitti.org

Un Esthète à Harlem

La poésie de Langston Hughes au confluant du jazz et des musiques d’aujourd’hui

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Présentation

Ce concert de l’Ensemble Variances nous fait entrer dans l’ambiance vibrante, dense et foisonnante des clubs de jazz de Harlem. À travers cette « session » étonnante des musiciens de l’ensemble, on entendra les poèmes de Langston Hughes, écrivain issu de la légendaire Renaissance de Harlem dans les années 1930 à 1950, en prise avec le blues et le jazz.

L’Ensemble Variances et la chanteuse Noa Frenkel donneront un retentissement musical à la poésie de Langston Hughes en interprétant des extraits des Twelve Moods, où le poète imaginait de la musique en contrepoint à ses mots. L’Ensemble Variances dialoguera avec le compositeur Thierry Pécou, chez qui le rythme occupe une place primordiale exprimant autant la jubilation et l’espoir que la colère.

Noa Frenkel se dédie tout particulièrement à la musique d'aujourd'hui. Elle a chanté dans de prestigieuses salles de concerts et festivals, se produisant avec les meilleurs ensembles de musiques contemporaine au côté desquels elle partage sa passion pour la musique de compositeurs vivants : Klangforum Wien, Ensemble Modern, Ensemble Intercontemporain, Experimental Studio Freiburg et le Asko Schönberg ensemble. Elle a créé des œuvres de Luigi Nono, Donatoni, Czernowin, Stockhausen et Kalitzke, et de nombreux autres compositeurs qui ont spécifiquement composé pour sa voix inhabituelle d'alto grave, riche d'expression. La nouvelle collaboration avec l'Ensemble Variances et le compositeur Thierry Pécou lui donnera l'occasion de s'adonner à ce qu'elle aime le plus : l'improvisation. Un nouveau programme dont le défi promet des moments enrichissants, tant pour les artistes que pour le public !

Programme

Œuvres de Thierry Pécou : Perroquets d’Azur, Sax Tango, Salsa d’Elissa, Reggae Dominica

Compositions de Rémi Biet et standards de jazz

Improvisations

Effectif

Artiste invitée

Noa Frenkel, vocaliste récitante

Ensemble Variances

Nicolas Prost, saxophone

François Thuillier, tuba

Karim Touré, percussions

Raphaël Quenehen, saxophone

Thierry Pécou, piano

Partenariat

Sorek Artists Management

La Voie de la Beauté

Walking in Beauty
Concert-rituel

Dédié aux médecines et visions des Indiens navajos et sioux en écho avec des chants de Hildegard von Bingen
Création 2016

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Présentation

Alors que tant de progrès scientifiques et technologiques révolutionnent notre monde, nous semblons pourtant perdre le contact sensible avec celui-ci. Notre société du « faire » et de l’« avoir » est un élément de la misère écologique. Une déstabilisation croissante des individus en résulte, comme en témoigne l’émergence de troubles psychologiques et physiologiques.

La création par Michael Ellison, en février 2015, de The Vision of Black Elk d’après le célèbre homme-médecine a inspiré à Thierry Pécou la conception de ce nouveau programme où s’inscrit la création de sa nouvelle partition Femme changeante. Cette pièce est influencée par les fascinants rituels navajos de guérison, dans lesquels la beauté (Hozho) signifie une forme d’harmonie et d’équilibre entre les forces psychiques et spirituelles, « un état intérieur qui surgit quand tout est à sa juste place ».

Neuf siècles plus tôt, la religieuse visionnaire Hildegard von Bingen concevait une musique reflétant son vaste savoir sur la nature et sur le pouvoir de guérison des plantes sur l’âme et le corps. Quelques-unes de ses monodies s’ajouteront à ce programme conçu comme un rituel ; le public y sera invité à oublier le flux constant des réseaux sociaux, de la presse et des courriels, et à réaliser que nous avons un besoin vital de la terre et d’échanges avec les autres.

Approchez, rassemblés autour du feu. C’est le moment d’écouter et d’apprendre ce que la vie veut nous dire.

Femme changeante

Femme changeante, Cantate des Quatre Montagnes, pour deux voix de femme et ensemble (2015).
Livret de Sylvie Blasco d'après des récits mythologiques et des chants des indiens Navajo.

Cette pièce déroule les éléments mythiques et territoriaux qui sont à la source de la culture Navajo et qui sous-tendent leurs fascinants rituels de guérison. A travers deux personnages, Femme-changeante et le Soleil, s’entremêlent un récit mythologique et des chants chamaniques réinventés. Tout au long de l’œuvre, les instruments tournent autour des deux chanteuses et du public, marquant quatre points qui rappellent les quatre montagnes du territoire navajo. Le public est invité à participer à quelques actions sonores simples afin, ponctuellement, d’entrer physiquement dans le déroulé musical et de ne plus en être uniquement spectateur.

Thierry Pécou

Programme

Michael Ellison

The Vision of Black Elk pour contralto et ensemble

Thierry Pécou

Femme changeante, Cantate des Quatre Montagnes, pour deux voix de femme et ensemble

Hildegard von Bingen

Monodies

Effectif

Artistes invités

Katarina Livljanic contralto
Noa Frenkel contralto

Ensemble Variances

Anne Cartel flûte
Carjez Gerretsen clarinette
Nicolas Prost saxophone
David Louwerse violoncelle
Laurène Durantel contrebasse
Nicolas Drincourt piano
Irini Aravidou percussions

2 compositeurs

Thierry Pécou direction
Michael Ellison direction

Olivier Perriquet vidéo

Partenariat

Création de Thierry Pécou : commande Festival Arabesques de Hambourg et Festival d’Ambronay

Coproduction Festival d’Ambronay, Festival Arabesques de Hambourg et Théâtre de Cornouaille

Nouvelle création 2018

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Des ténèbres vers la lumière

(Lumière d’Orient)
Rencontre étonnante entre des musiciens turcs (kemençe et kanoun) et l’Ensemble Variances

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Présentation

Des ténèbres vers la lumière (Lumière d’Orient) réunit voix et instruments du Proche-Orient et l’Ensemble Variances dans un parcours où les musiques instrumentales et vocales issues du soufisme traditionnel turc datant du 14e siècle alternent avec les partitions 21e siècle de Thierry Pécou et Michael Ellison.

Les deux compositeurs explorent les relations des maqams antiques et délicats avec leur sensibilité contemporaine, amenant un dialogue et une tension créative avec la musique de notre temps. Toutes les oeuvres de ce programme, traditionnelles et contemporaines, jouent avec l’idée de la lumière naissante.

Les oeuvres orientales du Turc soufi Mustafa Buhurizade Itri (1640-1712) et les traditionnelles Turkish Ilahis de tasavvulf (soufisme) démontrent à travers leurs textes, la quête de cette lumière avec une densité remarquable, alors que les oeuvres composées aujourd’hui tracent un lien plus dialectique. Le passage à la lumière après immersion dans l’ombre, tant dans Les Rameurs obscurs de la barque de Ré que dans Elif, est celui de l’éternelle vérité de la parole primitive enfouie sous les sables tourbillonnants du temps et des strates des civilisations.

Effectif

Musiciens traditionnels

Neva Özgen kemençe
Serkan Halili kanoun

Ensemble Variances

Liana Gourdjia violon
Masha Lankovsky violon
Cécilia Bercovich alto
Carjez Gerretsen clarinette
David Louwerse violoncelle

2 compositeurs

Michael Ellison direction
Thierry Pécou

Programme

Taksim

Kanoun et kemençe - improvisation d’ouverture

Michael Ellison

Elif(2003)

Buhurizade Mustafa Itri

Pesrevs in Segah et Bestenigar (c. 1680)

Michael Ellison

From Light into Shadows (commande du Festival Détours de Babel)

Traditionnel

Chants populaires, Ilahiler (1600-1850)

Thierry Pécou

Les Rameurs obscurs de la barque de Rê pour quatuor à cordes, séquences préenregistrées et musiciens traditionnels

Partenaires

Coproduction Ensemble Ensemble Variances et le Festival Les Détours de Babel

Sefarad's

Chants séfarades revisités par Thierry Pécou

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Présentation

Sous forme d’un concert scénographié, entre tour de chant et rituel, notre souhait est d’inviter à un voyage original dans l’univers des chants séfarades, à une plongée dans cette mémoire ancestrale aux aspects intimes et historiques traversés d’innombrables influences.

Traditionnelle ou savante, cette musique dite « judéo-espagnole » puise ses sources dans les cultures populaires bulgare, roumaine, serbo-croate, bosniaque, italienne, grecque, turque, arabe d’Afrique du Nord, et naturellement espagnole. L’oralité et la simplicité des chants séfarades, profanes ou sacrés, rencontreront l’élaboration de l’écriture, la complexité des rythmes, la richesse des mélanges de timbres et la virtuosité des interprètes, révélant l’intemporalité de ces mélodies pour devenir une musique vivante et actuelle exposée dans le plaisir du partage.

Invitation à réfléchir au fait que des exilés ont su maintenir une tradition propre, judéo-hispanique, qui s’est enrichie au contact de différentes cultures, notre démarche se situe dans le prolongement de cette tradition d’échanges.

Associant ainsi des mélodies anciennes à une écriture d’aujourd’hui, ce spectacle mêle musique et art contemporain, s’enrichissant des apports des artistes venus de différentes disciplines pour créer un moment unique et insolite de poésie tactile, posant la mélodie séfarade au cœur de l’œuvre.

Gaëlle Méchaly soupire, trille et triomphe comme une hirondelle avec une intensité de présence incroyable... Tout le jeu scénique est comme « absorbé » par la seule présence de la voix.

Neue Zürcher Zeitung, à propos de Zoroastre, J.Ph. Rameau

Effectif

Artiste invitée

Gaëlle Méchaly soprano

Ensemble Variances

Anne Cartel flûte
Carjez Gerretsen clarinette
Laurène Durantel contrebasse
Thierry Pécou piano
Karim Touré percussion

Stephan Grögler conception, scénographie et mise en scène
PEACHOO + KREJBERG costume
SMARIN Stéphanie Marin design

Partenariat

Commande Arsenal de Metz

Coproduction Arsenal de Metz, Opéra de Reims, Ensemble Variances, operAct

Avec le soutien de : Adami, Fondation pour la Mémoire de la Shoah, Journées européennes de la culture juive - Lorraine, Caisse d'épargne, Dodo

Miserere, le moment fraternité

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Présentation

Une liturgie contemporaine sur un thème central commun à toutes traditions à travers le temps : le vœu de s’élever spirituellement. Le moment fraternité se déroule telle une liturgie, combinant des références à différentes religions. C’est l’histoire d’une très fragile fraternité universelle qui explore le thème central que toute tradition a en commun : la quête d’un humain meilleur.

Nous voyageons à travers le temps et l’espace, depuis la prière de guérison de Hildegard von Bingen et de la plus ancienne partition écrite du psaume 130 vers un rituel tibétain contemporain vu par Thierry Pécou dans Chö. Fratres, hymne méditatif de Arvo Pärt, fait d’une autre manière le lien entre passé et présent en confrontant des éléments de musique ancienne à la tradition orthodoxe. Puis, une version glagolitique croate des Lamentations de Jérémie mène finalement au regard contemporain de Thierry Pécou sur le Miserere. Tout en respectant le texte latin du psaume, la perspective du compositeur est plus dramatique encore en faisant resurgir des éléments de paganisme : le cri d’appel à la pitié et le désir de transformation vers le bien n’a plus nécessairement besoin d’être religieux dans notre société. Un moment de partage dans un monde trop centré sur les différences.

Miserere

Pour moi qui me sens fort éloigné de la spiritualité chrétienne, plus proche des pensées de l'immanence que de toute forme de transcendance, il n'allait pas de soi d'écrire un Miserere en regard des Lamentazioni de Alessandro Scarlatti. Aussi, j'ai voulu théâtraliser le sujet, en faisant référence aux traces de paganisme qui subsistaient probablement dans les offices des Ténèbres jusqu'à la Renaissance. D'une succession de séquences où le silence joue un rôle primordial, on suit un fil qui conduit à un étrange rituel où le public est invité à frapper le sol, produisant des vagues de son bruyant où accompagnant la scansion du texte. Trois sopranos, fondues à la matière instrumentale, déploient une palette sonore large, allant du souffle jusqu'au cri.

Thierry Pécou

Programme

 

Chants médiévaux

Hildegard von Bingen, chant du cantatorium de Saint-Gall, chant glagolitique

Arvo Pärt

Fratres pour violoncelle et piano

Thierry Pécou

Chö, un rituel tibétain pour clarinette basse et piano, flûte alto, violoncelle et percussions

Thierry Pécou

Miserere pour trois sopranos et ensemble instrumental

Effectif

 

Dania El Zein soprano
Marina Ruiz soprano
Sarah Breton soprano
Katarina Livljanic mezzo-soprano (chants médiévaux)

Ensemble Variances

Anne Cartel flûte alto
Carjez Gerretsen clarinette basse
Cecilia Bercovitch violon 1
Masha Lankowsky violon 2
Andrii Malakhov alto
David Louwerse violoncelle
Irini Aravidou percussions
Thierry Pécou piano et direction

Partenariat

Une coproduction Festival arabesques, Lux Aeterna Elbphilharmonie Hamburg, Ensemble Variances, avec le généreux support de l’ODIA Normandie

Waves

Voyage des sens sur les vagues invisibles et indicibles

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Présentation

L’eau et les dimensions impalpables de la nature sont la toile de fond de ce concert où les ondes se propagent du sensible à l’invisible.

Ondes acoustiques et aquatiques avec Vox balaenae de George Crumb, en écho aux Jeux d’eau de Ravel. Si l’eau n’a cessé d’inspirer l’imaginaire des compositeurs, Crumb, le plus impressionniste des compositeurs américains, convoque et imite le chant des baleines pour célébrer son pouvoir de communication.
Ondes magnétiques et énergétiques avec Manoa et Soleil-Tigre, des pièces de Thierry Pécou teintées de chamanisme amérindien, et avec le méditatif Aus den sieben Tagen de Stockhausen. Mis en mouvement dans cette dernière œuvre, les musiciens sont invités à refléter leur perception d’une partition en forme de courtes phrases poétiques, jusqu’à atteindre un état de mutuelle mise en résonance sympathique.

Waves est un spectacle à vivre, où le corps tout entier est investi par le son du piano, de la flûte, de la clarinette et du violoncelle.

Il y a des matins au bord de la mer, d’une force sereine, toutes les vagues veulent venir en même temps, mais elles restent au loin, brillance, brillance, absence.

Rainer Maria Rilke, Lettres à une musicienne, 1914

Programme

Karlheinz Stockhausen

Aus den sieben Tagen (Venu des sept jours), musique intuitive pour divers instruments

Thierry Pécou

Soleil-Tigre pour violoncelle et piano

Thierry Pécou

Manoa pour flûte-basse, clarinette basse et violoncelle

Maurice Ravel

Jeux d’eau pour piano seul

George Crumb

Vox balaenae for three masked players (Voix de la baleine pour trois joueurs masqués) pour flûte, violoncelle et piano amplifiés

Effectif

Ensemble Variances

Anne Cartel flûte
Carjez Gerretsen clarinettes
David Louwerse violoncelle
Thierry Pécou piano

Sylvie Blasco mise en mouvement

Partenariat

Arsenal de Metz et Opéra de Rouen.

Plus d'informations

www.thierrypecou.fr

L’Ensemble Variances est soutenu par Ministère de la Culture et de la Communication - Drac Normandie, Région Normandie, Spedidam, Sacem, Ville de Rouen, Odia Normandie, Onda. L’Ensemble Variances est membre de Fevis, Futurs Composés, Bureau Export et Profedim. Il est membre du Groupement d'Employeurs Solstice, subventionné par la Région Normandie.

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